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Long Beach. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Travaillant en indépendant pour le FBI, Jack possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.


Dans ce premier roman impressionnant, Robert Pobi nous raconte l’histoire de psychopathes. Avec une efficacité et une maîtrise dignes des plus grands auteurs de thrillers, il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, au fil d’une intrigue machiavélique, jusqu’au coup de théâtre final, qui place le livre au niveau des plus grandes réussites du genre.

J’ai aimé : L’intrigue qui démarre rapidement et qui, ne nous lâche pas jusqu'à une fin assez inattendue quoiqu'on en dise. Les personnages sont plutôt bien esquissés dont un héros (Jack) relativement atypique. L'histoire est glauque à souhait, sombre et violente. Le contexte d'une enquête en plein milieu d'une tempête est plutôt une bonne idée. La tempête augmente en intensité, l’histoire également. A noter la couverture sombre et efficace qui décrit bien l’univers du roman : la dernière pièce rouge sang d’un puzzle. Comme cette énigme à résoudre.
Une très belle découverte ! Ce livre me fait étrangement ressembler aux « visages » de Jesse Kellerman. Encore une belle trouvaille des éditions Sonatine. 

 

Je n’ai pas aimé :Attention spoiler….Un bémol cependant, il n'est pas expliqué pourquoi il y a ce lapse de temps de 33 ans entre le départ de Jack et son retour et surtout quel a été l’élément déclencheur pour que le tueur en série recommence ? Car avec ce genre de crime, le FBI aurait dû suivre son enquête... Un peu dommage que quelques questions restent sans réponse.

Ma note : 5/5

Robert Pobi   L’invisible   Sonatine   425 pages   10/5/2012