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D’un côté, il y a France, splendide mamie qui cherche sans relâche à repousser les atteintes de l’âge. De l’autre, il y a Marion, sa belle-fille. Entre elles, il y a une maison et le fils de Marion, Ludo.

France est-elle à l’origine des incidents qui visent à déloger Marion de la demeure familiale ?

Pour la jeune femme, cela ne fait aucun doute : même si France joue les grands-mères modèles auprès du petit garçon, c’est elle qui a semé des sachets de mort aux rats sur le terrain de jeux. Mais comment le prouver ?

Et lorsque les deux femmes s’affrontent, n’est-ce pas Marion qui se conduirait presque en mère abusive ? Costumière de théâtre, habituée à évoluer dans un monde imaginaire, elle se laisse peut-être glisser vers la folie ?

Contrairement à ce que tous les parents du monde affirment à leurs enfants, les monstres existent bel et bien. Et les contes de fées d’antan deviennent parfois de vrais contes de sorcières…

Barbara Abel nous propose ici une histoire de famille, de jalousie, d’argent, d’héritage. Un conflit qui opposera une femme, France, la soixantaine, purement vénale, attirée par le pouvoir de posséder. Elle fera tout pour arriver à ses fins quitte à tuer et de l’autre côté,  nous avons Marion, la trentaine, qui vit dans le souvenir d’une enfance meurtrie, »abandonnée «  par son père. Elle rejette tout son amour sur son fils qu’elle défendra de toutes ses forces.

J’ai aimé : Punaise, que ce livre démarre fort. Dans les 50 premières pages, on est happé par la force d’écriture de Barbara Abel, les mots sont vifs, tranchants. Les situations sont tellement bien décrites que j’en ai eu des frissons d’horreur. France est machiavélique dans ses paroles et son comportement. On la déteste dès les premières lignes quoique….

Je n’ai pas aimé : -Le livre démarre sur les chapeaux de roue puis en une fois, pause….pendant presque 200 pages, les personnages se posent, se regardent, se testent, j’ai trouvé cela un peu long. Puis les 150 dernières pages, le suspense reprend, les actions s’accélèrent…

                              -Le personnage de Marion est un peu trop prévisible, son comportement et ses attitudes parfois un peu « sur joués », tant pis.

Ici les critiques de Derrière la haine   L’instinct maternel   Duelle   La mort en écho

Ma note : 4/5

Barbara Abel   Un bel âge pour mourir   Ed Le Masque   444 pages   17/9/2003