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Paris – janvier 1869. Rose est une vieille dame de cinquante-neuf ans, veuve, qui refuse de quitter sa maison de la rue Childebert qui va être détruite pour faire place au Paris moderne d’Haussmann. Elle préfère mourir plutôt que de quitter ses souvenirs et de trahir la promesse faite à son mari malade de protéger la maison qui a vu naître ce dernier. Pendant quinze jours, elle attend l’inéluctable en racontant sa vie : son amour pour son mari, sa fille qui ne l’aime guère, son fils mort jeune du choléra. 

L’auteure décrit très bien le désarroi face à la perte d’une maison, l’attachement que l’on peut ressentir face à des murs, des briques, un voisinage, des habitudes. On y croise des personnages pittoresques et attachants. Rose est aussi un roman sur l'amour, la solitude, la fidélité, l'amitié, la nostalgie, la passion des lieux, la famille et les non-dits. Rose raconte également le traumatisme de ces travaux trop grands et inhumains.

Ce roman est empreint de nostalgie, mais je trouve qu’il manque peut-être d’un petit quelque chose au niveau de l’histoire qui aurait pu être plus étoffée. 

J’ai aimé :Le travail de recherche réalisé par l’auteur pour bien nous faire comprendre l’état d’esprit de Rose ainsi que son acharnement à ne pas quitter son immeuble.

Je n’ai pas aimé : D'accord, c'est joliment écrit, style un peu désuet pour coller à l'époque de la narratrice, mais c'est cousu de fil blanc, tout est prévisible et le "secret" du passé enfoui se devine aisément dès les premières allusions, je suis restée "détachée" des personnages, de l'histoire. Le récit est monotone et plat et il manque du mouvement à cette histoire.

Ma note : 2/5 

Rose   Tatiana De Rosnay   Ed Eloise d'Ormesson   247 pages   3/3/2011