Les passions de Campanule

12 novembre 2012

Chut...je lis...

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A moi pour toujours

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" A moi pour toujours " : tel est le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l'université un jour de Saint-Valentin. Elle est d'abord flattée par ce message qui tombe à point nommé dans son existence un peu morne. Mais cet admirateur secret obsède Sherry. Une situation d'autant plus troublante qu'elle est alimentée par le double jeu de son mari. Sherry perd vite le contrôle de sa vie, dont l'équilibre n'était qu'apparent, et la tension monte jusqu'à l'irréparable... Laura Kasischke peint avec talent une réalité américaine dans laquelle tout, y compris le désir, semble bien ordonné.

 

L'intrigue est bien amenée et commence tranquillement dans la vie monotone de ce couple dont le fils unique est parti à l'université, vie qui sent l'ennui quotidien malgré l'amour que ce couple se porte encore. Et puis la vie de cette femme bascule...on ne comprend pas ce qu'elle cherche, pourquoi elle fait çà...que se passe-t-il dans son esprit ?

Cette femme veut de nouveau se sentir vivante et désirée. Cette lettre est le déclencheur de son émoi, renforcé par le fait que son mari rentre dans son jeu. On sent le drame latent. Peut-on aller au bout de ses fantasmes sans en payer les conséquences ? L'écriture de Laura Kasischke est simple et juste : ses interrogations sur le couple, l'enfant qui grandit et quitte le foyer, l'amitié entre deux femmes... Cette histoire nous touche. Laura Kasischke est souvent comparée à Joyce Carol Oates pour sa critique vénéneuse de la société américaine. 

 

J’ai aimé : L'auteur nous fait la grâce du couple usé et triste classique. Et quelque chose va se passer, et ce quelque chose va produire des tas d'autres petites choses. L’héroïne reçoit un mot doux d'un inconnu .... La femme mûre est prise dans l'étourdissement de la jeune fille. Et c'est ainsi qu'une histoire bascule par son désir débordant. Puis viennent les ingrédients qui mènent au drame... Et le roman à l'eau de Saint Valentin se transforme en thriller psychologique ...

Je n’ai pas aimé : Les tâtonnements du début auraient dû me faire abandonner ma lecture. Et non, je ne l'ai pas lâché. En effet, cette écrivain a un talent pour décrire l'intime, ses faits, ses gestes, ses pensées, qui m'a accrochée à l'intrigue. Et oui, je dis intrigue. Ce roman de la vie d'une femme tourne, au moment où le lecteur se demande comment l'auteur va sortir de ces tribulations quotidiennes, au thriller psychologique. C'est très bien ficelé. Lorsqu’on arrive au cœur du récit, on se retrouve avec un suspense psychologique orchestré savamment, où le moindre élément prend toute son importance dans le déroulement des faits. À la fin, on ne peut que trouver le tout brillant et malgré les longueurs du début, on reconnaît la qualité de cette auteure qui est parvenue à tisser ce suspense de main de maître. Un roman un peu inégal lorsqu’on compare les trois parties qui le composent, mais assurément une auteure à suivre et à redécouvrir ailleurs.

Ma note : 3/5

Laura Kasischke   A moi pour toujours   Livre de Poche   376 pages   14/3/2008

 

 

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07 novembre 2012

Chut....je lis....

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Un bel âge pour mourir

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D’un côté, il y a France, splendide mamie qui cherche sans relâche à repousser les atteintes de l’âge. De l’autre, il y a Marion, sa belle-fille. Entre elles, il y a une maison et le fils de Marion, Ludo.

France est-elle à l’origine des incidents qui visent à déloger Marion de la demeure familiale ?

Pour la jeune femme, cela ne fait aucun doute : même si France joue les grands-mères modèles auprès du petit garçon, c’est elle qui a semé des sachets de mort aux rats sur le terrain de jeux. Mais comment le prouver ?

Et lorsque les deux femmes s’affrontent, n’est-ce pas Marion qui se conduirait presque en mère abusive ? Costumière de théâtre, habituée à évoluer dans un monde imaginaire, elle se laisse peut-être glisser vers la folie ?

Contrairement à ce que tous les parents du monde affirment à leurs enfants, les monstres existent bel et bien. Et les contes de fées d’antan deviennent parfois de vrais contes de sorcières…

Barbara Abel nous propose ici une histoire de famille, de jalousie, d’argent, d’héritage. Un conflit qui opposera une femme, France, la soixantaine, purement vénale, attirée par le pouvoir de posséder. Elle fera tout pour arriver à ses fins quitte à tuer et de l’autre côté,  nous avons Marion, la trentaine, qui vit dans le souvenir d’une enfance meurtrie, »abandonnée «  par son père. Elle rejette tout son amour sur son fils qu’elle défendra de toutes ses forces.

J’ai aimé : Punaise, que ce livre démarre fort. Dans les 50 premières pages, on est happé par la force d’écriture de Barbara Abel, les mots sont vifs, tranchants. Les situations sont tellement bien décrites que j’en ai eu des frissons d’horreur. France est machiavélique dans ses paroles et son comportement. On la déteste dès les premières lignes quoique….

Je n’ai pas aimé : -Le livre démarre sur les chapeaux de roue puis en une fois, pause….pendant presque 200 pages, les personnages se posent, se regardent, se testent, j’ai trouvé cela un peu long. Puis les 150 dernières pages, le suspense reprend, les actions s’accélèrent…

                              -Le personnage de Marion est un peu trop prévisible, son comportement et ses attitudes parfois un peu « sur joués », tant pis.

Ici les critiques de Derrière la haine   L’instinct maternel   Duelle   La mort en écho

Ma note : 4/5

Barbara Abel   Un bel âge pour mourir   Ed Le Masque   444 pages   17/9/2003

 

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06 novembre 2012

Sous la glace

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Livre lu en avril 2012

Nous sommes à Three Pines, un petit village canadien bien tranquille, ignoré des cartes. La neige recouvre d'un tapis silencieux les maisons et les habitants se réchauffent à l'occasion de sympathiques réunions amicales et de compétition de curling. Une bourgade sans histoire donc qui pourtant reçoit à nouveau la visite de l'inspecteur Gamache. C'est que Cécilia de Poitiers, dite CC, vient d'être victime d'un meurtre à l'électrocution en plein milieu du public d'une épreuve de curling. Cette femme impopulaire et froide ne manquera à personne. Et il ne faudra pas non plus compter sur son mari et sa jeune fille, ou même son amant pour la pleurer. Gravitant autour des habitants du village, l'inspecteur mène l'enquête et nous plonge dans le quotidien de la population aussi chaleureuse que diverse.

Vous l'aurez compris, de nombreux habitants gravitent dans cet univers glacé où sous des apparences amicales couvent quelques secrets bien gardés. L'électrocution de CC s'avère criminelle et l'inspecteur a fort à faire de déjouer le mécanisme du meurtre. « Sous la glace »  est le deuxième opus de l'inspecteur Gamache et s'il n'est pas nécessaire de connaître la première enquête, sa lecture ne manquera pas d'ajouter quelques pincées de sel à une histoire centrée sur les personnages, leur histoire, leur passé.

Gamache suit son enquête de manière tout à fait posée. Il rencontre les habitants, pose les bonnes questions, observe la vie de la commune et réfléchit avec beaucoup d'intelligence. Tout en se fondant dans la vie quotidienne de ses habitants, en sympathisant avec certains membres de la communauté, il raisonne et fait marcher son esprit de déduction.

J’ai aimé : Vous avez une femme que personne n'apprécie. Vous avez un meurtre à la conception particulièrement intelligente. Il n'en faut pas plus pour faire une enquête fine qui, sous des dehors tranquilles, s'avère redoutable et au final plus que surprenant.

Voici donc un roman  réussi à la construction parfaite et dont tout le charme se situe dans ses personnages si sympathiques qu'on peine à les accabler de meurtre. J’ai également apprécié l'ambiance de petit village québécois. Les lieux sont décrit avec simplicité mais avec suffisamment de précision pour apprécier leur authenticité et leur beauté.

Je n’ai pas aimé : rien.

 « Nature morte » premier livre de Melle Penny, ma critique ICI.

Ma note : 5/5

Sous la glace   Penny Louise   Actes noirs   352 pages   2 /11/ 2011

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05 novembre 2012

Le projet Bleiberg

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Lu en Janvier 2012

Tout commence en 1942, en Pologne au camp de Stutthof, lorsque le chef suprême de la SS, Heinrich Himmler rencontre secrètement un scientifique, Victor Bleiberg, en charge de l’un des plus grands projets du IIIe Reich.
On revient alors de nos jours à Manhattan où l’on suit Jay Novacek, un jeune trader, en perte complète de repères depuis qu’il a provoqué un accident de voiture dans lequel un enfant est décédé. Ce jeune homme reçoit la visite de deux émissaires de l’armée lui annonçant que son père disparu, ancien pilote dans l’US Air Force, vient de mourir dans d’étranges circonstances. Son père lui a laissé un étrange héritage, caché précieusement dans un coffre-fort en Suisse. Pour y arriver, la CIA va le placer sous protection rapprochée. Son contenu suscite les plus mystérieuses convoitises. À partir de ce moment, l’Histoire avec un grand H va s’emparer de ce anti-héros et de ses protecteurs. Des Etats-Unis, jusqu’en Belgique en passant par la Suisse, il va devoir déjouer une machination ourdie à travers le vingtième siècle.


Ce thriller démarre sur les chapeaux de roues. En quelques lignes, David S.Khara  installe le récit et démarre l'action qui nous plonge dans une intrigue peu crédible. Les personnages sont extrêmement stéréotypés : une espionne américaine jolie, professionnelle, affligée d'une vision du monde désespérément naïve, un trader alcoolique et un peu simple d'esprit entraîné malgré lui dans des aventures qui le dépassent, un espion du Mossad efficace et torturé, un savant fou qui veut détruire le monde.

J’ai aimé : La première centaine de pages est très bonne, les flashbacks historiques intéressants

Je n’ai pas aimé : Au niveau des personnages, il manque un certain manque de profondeur et  on ne s'attache pas assez à eux. Ce livre est creux en dehors de quelques reconstitutions historiques intéressantes. Quant à la fin, elle arrive comme un cheveu dans la soupe et aurait gagné à être approfondie. Trop de facilités entachent ce roman et c'est vraiment dommage .Bref ce livre est bien, se lit facilement mais possède à mon humble avis une trame bien trop commune.

Ma note : 2/5

Le projet Bleiberg   David S.Khara   Critic Editions   272 pages   06/10/2010

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03 novembre 2012

Chut...Je lis...

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Le Grand Coeur

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Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l'écheveau de son destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l'homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l'Orient. Avec lui, l'Europe est passée du temps des croisades à celui de l'échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d'un côté et palais Renaissance de l'autre, c'est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu. Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune. Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l'Histoire de France, disparue à vingt-huit ans. Son nom est Jacques Cœur. Il faut tout oublier de ce que l'on sait sur le Moyen Âge et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d'un roman picaresque, la précision d'une biographie et le charme mélancolique des confessions.

Jean-Christophe Rufin nous entraine dans une splendide aventure romancée qui se déroule vers  1420 à l’époque de Jeanne D’Arc, de Charles VII, du Roi René….Les descriptions sont impressionnantes de précision, le travail est super recherché et les personnages très aboutis. On se prend littéralement d’amitié pour Jacques Cœur qui grandit au milieu de la bourgeoisie  et qui progresse dans la hiérarchie. De fils de pelletier à Argentier du roi, son évolution est fulgurante et appréciée de tous. Son Amour pour sa Patrie est sans nom, il se voue corps et âme à son travail, sa passion.

J’ai aimé : Le côté « aventure » du récit : Les évènements se succèdent, l’histoire se forge, les personnages se rencontrent…Les voyages vers l’Orient, le commerce, les échanges, la guerre de Cent ans ne sont que quelques passages bien prenants de ce livre. La fin du livre est très haletante et se lit vraiment à toute vitesse. J’ai littéralement été happée par ce bouquin et pourtant les 489 pages étaient bien compactes…

Je n’ai pas aimé : L’auteur nous donne ici énormément de descriptions concernant la vie au Moyen-Age, les métiers de l’époque, les rituels…et cela est parfois indigeste. Tout est recherché et travaillé dans le détail mais la première partie du livre en contient pas mal…..Amoureux de la description vous allez adorer pour les autres ..vous allez simplement tourner quelques pages….mais surtout ne vous arrêtez pas, continuez, ce bouquin en vaut la peine.

Ma note : 4/5

Jean-Christophe Rufin   Le Grand Cœur   Gallimard   489 pages   29/3/2012

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01 novembre 2012

Chut....je lis....

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Les trois lumières

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Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Bien qu’elle n’ait pour tout bagage que les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte et il s’agit de la soulager jusqu’à l’arrivée du nouvel enfant. Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent plus comme une enfant, elle apprend à connaître, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n’a connu que l’indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension.

D’une plume douce et sensible, sur le mode mineur, Claire Keegan compose un récit juste et sobre, qui parle plus de sensations, d’émotions que de sentiments, tout en pudeur et en non-dit. On a peur, on ressent un léger malaise. Il se révèlera. La fin à double détente est magnifique.

Pourquoi cette enfant et pas une autre, pourquoi ce couple ? A ces questions, il ne sera jamais apporté de réponses claires. De la même façon, c'est par petites touches que l'enfant- narratrice va prendre conscience tout à la fois de l'amour qui va se tisser entre elle et le couple qui l'accueille et du drame qui les a frappés.


J’ai aimé : Dans cette famille temporaire, la petite fille découvre une toute autre vie. Ici on prend soin d’elle, on la veille, on l’entoure d’amour, on l’implique dans la vie de tous les jours, on la valorise en la parant de jolis habits. Elle est considérée comme une vraie personne à part entière et tout ceci est nouveau pour elle. On ne parle pas d’abandon mais il est bien présent. Sa relation avec cette nouvelle famille évolue de pages en pages et prend une dimension tout à fait surprenante.

Je n’ai pas aimé : Ce récit est beaucoup trop court car énormément de sujets sont abordés ou à peine nommés. 87 pages de passion, d’amour et de questionnement….J’aurais tellement aimé pouvoir approfondir tous ces thèmes pourtant si présents.

Ma note : 2.5/5

Claire Keegan   Les trois lumières   10/18   87 pages   16/08/2012

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31 octobre 2012

Chut...Je lis....

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Surhumain

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Flic infiltrée dans les rangs de la pègre, Béatrice Rapaic endure sa difficile condition de femme parmi les mercenaires du crime. Le parrain se fait vieux, une guerre des gangs s'annonce. Dans cette ambiance crépusculaire rôde Asano, tueur implacable qui serait doté de facultés surhumaines. Béatrice est envoyée en première ligne pour le détruire. C'est le choc de deux réprouvés. Dans cette confrontation mortelle, entre désir et combat, qui sera la proie de l'autre ? 

Un roman sombre à l'écriture nerveuse avec des descriptions très visuelles et des personnages tous plus torturés les uns que les autres. La représentation de la pègre nancéenne est un véritable hommage aux films des années 1960, quand les parrains avaient leurs codes d'honneur. Ici pas de racaille des temps modernes, mais des assassins civilisés, respectueux jusque dans l'affrontement. 

J’ai aimé : Rien

Je n’ai pas aimé : Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre : multitude de personnages froids, calculateurs avec quelques difficultés à me remémorer qui est qui. Dans ce livre, tout est question de manipulation, trafics, mafia…femme flic infiltrée dans la pègre  qui a main mise sur tout : police, justice, hommes d’affaires du tout Nancy. J’ai finalement abandonné à la page 100 car rien ne m’attirait : les personnages trop noirs et compliqués, le style d’écriture trop simpliste, pas de superflu (sujet/ verbe/complément) cela frappe et cela  aurait dû percuter mais pas chez moi. Les flashbacks ne m’ont rien apporté, à par accumuler de nouveaux personnages….Dommage !

Ma note : Abandon

Thierry Brun   Surhumain   Plon   304 pages   01/04/2010

 

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30 octobre 2012

Chut....je lis....

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Duelle

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Abandonnée par sa mère à la naissance, Lucy a néanmoins vécu une enfance heureuse au sein d'une famille d'adoption aimante. Aujourd'hui, elle mène une existence sans histoire entre son mari et leurs deux enfants. Mais le jour où l'équipe de » Devine qui est là ? » frappe à sa porte, son destin bascule. C'est pour une émission de télé-réalité qui se propose de réunir ceux que la vie a séparés. Comprenant que quelqu'un cherche à la retrouver, Lucy n'a aucun doute : il s'agit de sa mère biologique. Elle a quinze jours pour se préparer à cette rencontre. Quinze jours d'excitation, d'angoisse et d'appréhension. Mais au fil du temps, la jeune femme n'est plus sûre de rien... Et s'il s'agissait de quelqu'un d'autre ? La rencontre aura bien lieu, surprenante, inattendue, qui fera éclater un bouleversant secret, conduisant Lucy aux confins de l'enfer, là où le rêve devient cauchemar.

 

Barbara Abel nous entraîne une fois de plus dans une tumultueuse  aventure magistralement orchestrée. Tout y est parfait : la tension, l’amour démesuré entre les deux sœurs, la jalousie, la vengeance,  le plan machiavélique, le jeu,  la mort….Tous les ingrédients sont réunis  pour nous emmener  là où nous pensons y trouver la solution. Le récit va crescendo et  son apogée nous régale comme  seule, Barbara peut le faire. Les évènements se succèdent à toute vitesse et nous font croire à un dénouement rapide mais d’autres indices nous font rebrousser chemin.

Nous assistons à une situation changeante, tout d’abord nous connaissons Lucy : femme d’intérieur parfaite, Maman idéale, son univers est confortable, nous connaissons ses pensées et ses désirs puis….arrive Angèle et tout bascule. Nous vivons alors une situation bien différente où Barbara Abel nous oblige à nous positionner par rapport aux 2 sœurs. Nous passons du bonheur « La petite maison dans la prairie » à l’horreur.

Duelle : jeux de mots intelligent, cela s’agit-il d’un » Duel » entre 2 personnes pour savoir qui sortira gagnante ? Duelle : la gémellité des 2 sœurs ?

J’ai aimé : L’esprit torturé d’Angèle, son côté rebelle, jaloux. Elle croit toujours  pouvoir  arriver à ses fins malgré tout et contre tout. Lucy et son caractère  « angélique « m’a laissé entrevoir une femme saine et équilibrée où tout lui sourit. La combinaison des caractères des  deux jumelles m’a procuré un réel plaisir et toute l’histoire fut un vrai bonheur.

Je n’ai pas aimé : Rien

Ma note : 5/5

Barbara Abel   Duelle   Editions du masque   431 pages   19/01/2005

Liens vers d’autres ouvrages de Barbara Abel : L’instinct maternel   La mort en écho   Derrière la haine

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29 octobre 2012

Chut....je lis...

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28 octobre 2012

L'armoire des robes oubliées

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Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d'un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu'elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu'elle a été beaucoup plus qu'une employée et que son grand-père, peintre célèbre, l'a profondément aimée. 

Je me suis souvent étonnée de l'âge de l'auteure (30 ans) durant ma lecture tant je trouvais de la sagesse dans sa façon d'analyser les caractères, les failles et les relations de tous ces personnages. Chacun trouvera dans ce récit de nombreuses résonances tant le propos est universel derrière cette histoire de famille centrée sur un secret tout droit sorti d'une vieille armoire poussiéreuse et s'étalant sur 3 générations de femmes.

J’ai aimé : Un coup de cœur immédiat pour ce roman ample et intime qui tisse entre ses personnages des liens tendres et hostiles dans l'inexorable fuite du temps et l'apprentissage de la mort. L'histoire familiale se construit lentement sous nos yeux au fil d'une narration qui passe d'une femme à une autre, Ce qui séduit, dans son roman, n'est pas uniquement l'histoire ou plutôt les histoires qu'elle raconte, mais aussi son style tout en élégance aérienne, cette émotion qu'elle distille avec une pudeur infinie Un roman dense, riche, d'une sérénité douloureuse qui semble avoir tout compris de la complexité de l'âme humaine et de ses passions.

 

Je n’ai pas aimé : Le déroulement est très lent... pour ceux qui aime les romans d’ambiance, nordiques n’espérez pas des rebondissements incessants! J’ai eu pas mal de difficultés à savoir de qui il était question, car à chaque chapitre le narrateur et l'époque changent et l'on saute allégrement d'Anna à Elsa ou d'Eeva à Ella, et parfois difficile de raccorder les branchements, qui est la fille ou la grand-mère de qui, à moins que ce ne soit la baby sitter de la petite fille de la grand-mère ? 

 

Ma note : 3.5/5

L’armoire des robes oubliées   Riikka Pulkkinen   Albin Michel   300 pages   04/01/2012

 

 

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23 octobre 2012

La mort en écho

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En 1930, dans un petit village de la Drôme, Madeleine, enceinte, est contrainte d'épouser un homme qu'elle n'aime pas. Le mari meurt subitement et, lorsque Madeleine est retrouvée assassinée en compagnie de son amant, les gens du village n'hésitent pas à mettre ce double crime sur le compte d'une justice fortuite. En 1960, Marie et Thomas s'installent dans la maison sur laquelle pèse depuis trente ans le sceau de la malédiction. Au bout de dix ans, Marie, enfin enceinte, espère avoir déjoué le mauvais œil. L'enfant qu'elle porte sera pourtant une véritable bombe à retardement. A 26 ans, Manon a quitté le village de son enfance et décidé de fonder à son tour une famille. C'est alors qu'un étrange personnage entre dans sa vie jusqu'à devenir de plus en plus envahissant. L'existence de Manon va alors se trouver bouleversée par la pesante histoire d'un passé dont elle subira toutes les conséquences. Trois femmes unies par un terrible secret de famille dans un inquiétant thriller.

Dans ce livre règne une atmosphère de mort. Presque à chaque page pèse une menace latente et cette mort se répercute en écho d’une époque à l’autre. Mort ou Meurtre ? Accident ou Assassinat ?

Barbara Abel mène son lecteur de 1930 à nos jours dans une maison, Le Cheminot, et ses murs sont spectateurs de drames. Manon, Madeleine, Marie : 3 prénoms, 3 générations, personnages centraux poussés par leur destin. 3 vies tragiques où les hommes ont leur place,  victimes de leur passion pas toujours partagée. Beaucoup de morts dans ce roman mais qui est coupable ? Circonstances atténuantes ? Accidents ? Il n’y a ni bons, ni méchants, mais des hommes et des femmes avec leur personnalité qui cherchent à réussir leur vie ou, pour le moins, à ne pas nuire à leur entourage, à rattraper leurs erreurs. Comme toujours, le style est  direct ce qui rend la lecture très agréable, fluide.

J’ai aimé : Barbara Abel a su m'emporter  une fois de plus dans les dédales de son histoire. Les personnages sont très humains, très travaillés. L'histoire, elle aussi est aboutie  et tout à fait crédible. Tout est soigné et maitrisé. Le fait de raconter l'histoire à travers 3 journaux intimes sur trois époques différentes permet de distiller les infos petit à petit et d'entretenir le mystère tout le long. Quand l'ambiance devient pesante, l'angoisse se fait sentir, la paranoïa aussi, et la folie n'est pas loin non plus. 

Je n’ai pas aimé : rien

Ma note : 5/5

La mort en écho   Barbara Abel   Le Masque   303 pages   06/04/2006

 

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22 octobre 2012

Chut....je lis....

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Un père idéal

 

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Jack Hunter est un bon époux et un père idéal. Un homme bien qui n’a qu’une manie : il assassine les prostituées. Un jour, sous les yeux d’Edward, son fils de neuf ans, Jack, premier serial killer de l’histoire de Christchurch, est arrêté. Vingt ans plus tard, Edward est devenu à son tour un citoyen modèle. Comptable dans un cabinet d’avocats, il a tout fait pour oublier et faire oublier son passé. Mais quand sa femme est assassinée, c’est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu’il se tourne. En quelques jours, la vie d’Edward va basculer dans l’horreur.

Le style est frais et l'écriture est fluide. L'étude du caractère principal est fascinante, et elle dépeint avec brio ce qui peut motiver les pulsions d'un serial killer. Les passages traités à la 1ere personne sont de très haut vol.Le résultat est un psycho-thriller bien construit et bien ficelé, à l'intrigue tortueuse, et à la lecture entrainante.

Avec ce second roman paru en France, Cleave prouve à nouveau qu'il est un maitre dans l'art de modeler un personnage sous toutes ses coutures .L'histoire aurait pu être de facture classique, mais elle est régulièrement dynamitée, le lecteur se demandant souvent vers où l'auteur l'emmènera et s'il osera aller si loin.

J’ai aimé : Alors là, j'avoue avoir été totalement conquise par cette histoire de serial killers qui se répète (?) de père en fils... Dès le départ, le roman ne nous laisse pas le temps de nous installer tranquillement, il y a de l'action dès les premières pages, on est embarqué dès les premières lignes dans un évènement qui va bouleverser la vie du personnage. L'histoire est vraiment très sombre, pleine de rebondissements et d'interrogations.

Je n’ai pas aimé : Cependant, le roman souffre  d'une avalanche de violence parfois inutile. Je me suis lassée assez vite des bains de sang et des courses poursuites à répétitions. Le rôle du policier Schroder m’a laissé de marbre et je trouvais ces interventions complètement ratées.

Ma note : 4.5/5

Un père idéal   Paul Cleave   Sonatine   405 pages   6/10/2011

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21 octobre 2012

Loin des mosquées

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Evren part finir ses études de comptabilité chez son oncle à Cologne. Là, il fait la connaissance de la belle et mystérieuse Derya, dont il tombe progressivement amoureux. Derya est une jeune fille moderne, indépendante, qui n’a que faire des traditions familiales et culturelles. A son retour en Belgique, il fait part à sa famille de son désir de l’épouser. En joie, la délégation belge se rend à Cologne pour demander la main à l’autre famille. Mais, dans ce mariage arrangé, tout ne tourne pas comme prévu. Derya éconduit platement le pauvre Evren.


Avec ce nouveau roman, Armel Job nous plonge dans une famille au cœur de la communauté turque de Belgique ou chaque personnage se révèle finalement beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Inutile d’en raconter plus sous peine d’en dévoiler trop ce qui serait dommage tant ce roman Armel Job arrive à nous tenir en haleine, avec des rebondissements à chaque page. La construction de ce roman et les chassés-croisés relationnels entretiennent l’intrigue et l’attente du lecteur. Plutôt drôle au début, la trame évolue et devient dramatique avec des accents de polars.

J’ai aimé : Chacun de ses romans m'enchante et celui-ci n'a pas fait exception: l'auteur construit son histoire avec brio, et nous tient en haleine avec un roman qui oscille entre le psychologique et le policier. On pénètre le monde des familles d'immigrés turcs, on entre dans l'intimité de familles déchirées par le conflit entre le respect de la culture archaïque et la modernité. Ce livre est raconté du point de vue des principaux protagonistes, Evren, Derya, Yasemin et René, soumis, chacun à sa manière, au respect des traditions et aux caprices du destin, La personnalité de chaque intervenant est bien typée. En tête de chapitre, le lecteur connaît le narrateur qui réagit face aux nouvelles situations.

Je n’ai pas aimé : Rien. Ce roman  m’a beaucoup plu et je n’ai d’ailleurs aucun bémol à soulever, ni dans les personnages, ni dans l’intrigue, ni dans la narration, ni dans le style. Tout m’a séduite.

Ma note : 4.5/5

Loin des mosquées   Armel Job   Robert Laffont   273 pages   9/2/2012

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